vendredi, 06 juin 2008
MAI 68 40 ANS APRES
Je partage évidemment son point de vue.

Commémoration piège à cons...
La "pensée 68" et ses slogans bavards sont à l'origine de bien des travers de la société actuelle. La gloriole des soixante-huitards, fondée sur l'apologie de la subversion et de la transgression face à toute forme d'autorité (politique, religieuse, morale, sociale, familiale) a principalement débouché sur des haines et des rejets: famille, société, Etat, nation, République. Un seul petit mérite à ce mouvement, l'introduction d'espaces de liberté individuelle dans une société corsetée et rigide. Libertés qui d'ailleurs arrivaient à grand pas de l'Amérique, sans Trotsky, sans Mao et qui n'auraient pas nécessité tant de chaos.
"Il est interdit d'interdire"
Ces enfants gâtés des trente glorieuses furent la première génération depuis des siècles à n'avoir pas subi les guerres et les turbulences génératrices de drames et de malheurs. Comme le font souvent les enfants gâtés, ils ont détruit ce bel héritage et l'ont remplacé par des caprices et des fantasmes. Les leaders les plus charismatiques de cette fiesta printanière se sont goinfrés à la riche soupe de ces années fastes. Repus, ils n'ont eu de cesse de cracher dedans au nom d'une critique hystérique du capitalisme. Us ont connu la vie facile et la révolution sexuelle sans le sida et avec la contraception. Après avoir imposé le relativisme intellectuel et moral où tout se vaut, le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid, l'amour et le sexe... Ils ont rejeté des parents qui avaient connu les privations, les combats et la souffrance. Ils ont laissé grandir des enfants sans repère sous prétexte de ne rien interdire et d'expérimenter des méthodes pédagogiques progressistes. Ils ont profité de tous les acquis sociaux, bien contents de partir aujourd'hui à la retraite (souvent avec anticipation) dans une certaine aisance et une espérance de vie en augmentation.
"Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner. "
Ils ont englouti les fruits du travail de leurs aînés et ne transmettent que des dettes à leurs descendants mais ayant acquis leur gloire en jetant des pavés, ils recherchent encore l'admiration pour avoir joui sans pudeur de leurs privilèges pendant tant de temps. C'est obscène!
Qu'importe, depuis quarante ans, on n'entend qu'eux, comme si la France était née de leurs cris, de leurs grimaces et de leurs slogans. Rentiers rayonnants, ils se pavanent, surtout ces jours-ci, dans leurs costumes rapiécés d'anciens combattants continuant d'asséner leçons et vérités personnelles. Leurs porte-parole, shootés à une liberté d'expression dirigée, imposent toujours leurs valeurs et leurs références intellectuelles en faisant régner la terreur médiatique et culturelle. Prosélytes hors pair, ils continuent de transmettre sans vergogne leurs couillonnades. Dernier exemple: les lycéens, manipulables à loisir.
'Vivre sans contrainte et jouir sans entrave."
"Du passé faisons table rase", chante l'Internationale, les sans-culottes lyriques de cette révolte d'opérette l'ont fait. Le plus grand gâchis s'est produit dans l'Education nationale où les profs sont devenus des "psychos pédagogues" médiateurs. Surtout ne jamais contrarier l'enfant et jeter l'anathème sur ceux qui prononceraient les mots mérite, autorité, évaluation, punition. Depuis ce mai funeste, l'école n'enseigne plus le savoir, les connaissances, mais proclame des valeurs: égalité, intégration, respect des identités, adaptation à la société. Intentions fort louables certes mais pas son but premier. Le mythe du "prof sympa"côtoie le dogme de « l’enfant-roi" qu'il ne faut jamais contredire et d'où découle la dérive ludique de l'enseignement. On y surfe sur Internet, on y débat sur la tolérance, on y râpe sur les plus jolis vers d’Iphigénie... au détriment des matières fondamentales. Résultats, l'élève interprète l'Avare comme une lutte contre le Medef, ne voit en Jean-Jacques Rousseau qu'un clone de Noël Mamère ou en Victor Hugo qu'un révolutionnaire opposé à la peine de mort... Il ne sait plus qui sont Colbert ou Talleyrand et encore moins distinguer une église romane d'un lavoir. On confond savoir et information. L'école calque ses actions et ses combats sur ceux des médias, des syndicats et du show-biz, étalant bienpensance, corporatisme, nombrilisme, progressisme bon teint qui faisait dire à Péguy: "On ne saura jamais ce que la peur de ne pas paraître suffisamment à gauche aura fait commettre de lâchetés aux Français".
"Tout pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. "
Preuve de la futilité de leur pensée et du mensonge de leurs actes, ils possèdent aujourd'hui la quasi-totalité des pouvoirs. Is incarnent sans remords l'ordre bourgeois et moral qu'ils vomissaient si prestement. Certes, ils continuent de prendre des postures d'éternels rebelles en prenant bien soin de ne rater aucune mode, aucun combat bonne-conscience. S'affichant sans pudeur dans leurs costumes de notables confits dans des idées plus vieilles qu'eux, ils sont éditorialistes influents, politiques, chefs d'entreprise, producteurs, professeurs, juges adhérents du Syndicat de la Magistrature, dirigeants d'universités ou patrons de presse. Après quelques manifs d'entretien ou d'habitude, ils se reconcentrent sur le FMI, la Banque mondiale, l'œil rivé sur le taux de croissance et la valeur du CAC 40.
"Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. "
Et ils se sont vautrés dans le mur d'une utopie hédoniste et égoïste!
Pour la gauche passéiste, la France ne serait pas ce qu'elle est sans cette "révolution". En effet, d'autres pays voisins, qui l'ont évitée, sont beaucoup plus avancés qu'elle...
Cela méritait-il une commémoration?
Le Petit Solognot
Numéro 432-14 MAI 2008
Avec un peu de musique pour adoucir les moeurs Clemensic consort "en mai" extrait de danses anciennes de Hongrie (je l'ai pas fait exprès...)
Et notre chanteur ch'ti, toujours bien vivant dans nos coeurs Pierre Bachelet "mais moi j'ai rien dit"
10:45 Publié dans ANNIVERSAIRES , POLITIQUE , TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
vendredi, 11 avril 2008
UTOPIA...UTOPIA...
Je viens de terminer la lecture d'un vieux livre paru en 1942, "UTOPIA", de l'écrivain allemand Stefan Andrès.
Pour moi de la grande littérature
Page 7, le début : "Brun, monotone, le plateau n'était plus que poussière sou le soleil..."
Page 149, la fin : " et il tomba en arrière, doucement, vers un abîme infini, moelleux..."
Ce titre m'a rappelé le texte de Lavilliers, du même nom, dont je mets les paroles et la "musique" ci-après.
Né de la zone et de l'ordure
En ces temps-là vos belles actions
Passaient toujours par l'écriture
Vous vous gaviez de projections
De projets sérieux, de futur
Pendant que l'ordre et la répression
Vous alignaient contre un mur
Vous ronronniez pour le vieux monde
Dans l'opposition objective
Respectant la règle et la ronde
Dans vos manchettes maladives
Ça sentait le médicament
La frustration et le soumis
Ça puait déjà l'électron
Le temps qui passe à crédit
Des technocrates maigrichons
Vous prédisaient des jours meilleurs
Des aurores de l'expansion
A la sournoise nuit des chômeurs
Vous faisiez du lard aux ceintures
Les pancartes au bout des bras mous
Faisaient des cercles dans l'ordure
Ou vous vous traîniez à genoux
Les barbares, qui montraient leurs crocs
Aux barrières des périphériques
Ricanaient, remplaçant vos mots
Par des cris de guerriers celtiques
Vous en aviez froid dans le dos
Bien qu'expliquant ce phénomène
Vous essayiez de rentrer tôt
Détestant les milices urbaines
Vous nous regardiez en ces temps
Inventer une autres musique
Faite de violence et de sang
D'ignorance et de prophétique
Votre raison vous pesait lourd
Dans vos masochistes partouzes
Dans vos dérisoires amours
Votre révolte et vos ventouses
La petite gauche vivotait
Frileuse comme une alouette
Vos bars, vos fêtes, vos congrès
Vos chanteurs, vos peintres, vos poètes
Votre raison, votre droiture
Vos illusions, vos habitudes
Vos soumissions, votre culture
Vos ambitions, vos certitudes
Cette lucidité bidon
Qui remplaçait si bien les tripes
Etait sinistre et sans passion
Et militante et castratrice
Elle vous bloquait le creux des reins
Comme un calcul diabétique
Elle vous laissait sur votre faim
De bien nourris et d'asthmatiques
Nous rêvons d'une autre planète
En ce futur, t'en souvient-tu ?
Nous tirons des plans à facettes
Vers des comètes disparues
Nous installons nos mines d'or
Sur des podiums itinérants
Ou nous jouons toujours très fort
De la guitare, et du vent
Nous pressentons une cassure
Une crevasse nette et sanglante
Une balafre dans l'azur
Un cran d'arrêt dans le silence
Une fissure dans le certain
Une embolie dans la finance
Un détonateur dans la main
Un embarras dans la nuance
Nous vivons au ras des pavés
N'ayant jamais connu la plage
Et jamais le roi des étés
Ne s'est inscrit au paysage
Nous avons la haine au profond
Une haine fondamentale
De la hiérarchie et des cons
Du quotidien et du fatal
11:35 Publié dans Livre , MUSIQUE , POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 19 novembre 2007
REPRISE PROGRESSIVE ?
Après concertation avec ma base, et dans l'attente des prochaines négociations avec Blog50 et mes camarades blogueurs, je déciderai, après l'assemblée générale de ce jour avec moi-même, et décidant seul en toute démocratie, si je dois reprendre les transports de joie ou autres matériaux sur mon blog.
Je remercie les quelques camarades, travailleurs, travailleuses et retraité(e)s qui, faute d'avoir participé au mouvement, ont au moins exprimé leur opinion.
Vaut mieux rire de tout ça !
14:15 Publié dans BLOG EN GENERAL , POLITIQUE , TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : grève, politique, syndicat, sncf
lundi, 12 novembre 2007
MERCREDI JE SERAI EN GREVE, ... DE BLOG
Je ne viendrai pas sur vos blogs, je ne publierai pas de note, je n'enverrai pas de blague ou de diaporama; je ne parlerai pas de mes petits-enfants ni des petits oiseaux ni des belles couleurs de l'automne ! Je ne sais même pas si je répondrai à vos appels au secours en informatique.
Vous pouvez vous joindre à mon mouvement.
Parce qu'il y en a marre des grèves de la SNCF et autres fonctionnaires.
Parce qu'il y en a marre de l'agitation de guignols qui se disent étudiants et qui veulent bloquer les gares...
Parce que je suis fier d'avoir (presque) terminé ma vie professionnelle sans aucun jour de grève.
Sans embêter mes concitoyens, mais au service des entreprises qui m'ont donné un travail, même si elles ne me l'ont pas toujours rendu, et au service de mes clients.
Je partirai avec une petite retraite, d'ingénieur, environ 1500 €, mais je pense que c'est bien suffisant.
Par rapport au reste du monde, en France et bien au delà, en Europe et sur les autres continents.
Un peu de décence donc, messieurs (et mesdames) les syndicalistes!
Et un diaporama sur le monde qu'ils voudraient défendre.
C-G-TixleGaulois...ben.pps
Pour compléter mon propos, ci-après la chronique, aussi brillante qu'à l'habitude, de André Montaud, de la revue industrielle thesame-innovation :
"La raison du plus fort, n’est pas toujours la meilleure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un manant allait d’un pas pressé, le long d’un quai de gare.
Il était souriant, car son agenda compressé, l’avait mis à l’abri d’une grève annoncée.
Il avait en effet réussi à caser, avant que de partir, ses rendez-vous décalés.
Il serait donc bientôt dans ce cheval d’acier dont la flèche élancée faisait toujours rêver.
Déjà jeune étudiant fauché, il l’avait chevauché lors des premiers voyages.
Plus argenté ensuite, il l’avait emprunté des centaines de fois.
Il l’avait vu mûrir, de l’orange flamboyant des origines au bleu gris soutenu quasiment électrique avant qu’un embonpoint racé ne l’amène à grandir sur deux étages superposés.
Il en connaissait tous les recoins, toutes les odeurs, tous les sons, toutes les petites attentions que la dame du rail offrait à ses chevaliers les plus méritants.
Il n’en avait jamais voulu à cette étonnante machine, qui, fendant l’air des plaines picardes retrouvait, tunnel passé, un flegme britannique, pour parcourir les derniers miles grands bretons.
Accroc du TGV, il le revendiquait, car cette invention de génie, lui faisait remiser, au rang des oubliettes, les fort dures couchettes et autres trains de nuit.
Le manant, toutefois, était un peu inquiet : son efficacité, lui permettant son départ avancé, le mettait, de fait, dans l’illégalité. Certes, le distributeur en gare, lui refusait le TGV souhaité et le guichet était déjà fort encombré, mais le contrôleur, il le savait, serait là pour régulariser.
Il le croise de suite en montant en première, en grande discussion, avec sa charmante collègue, autour d’un papier très coloré.
- Bonjour mon cher monsieur, je voudrais, s’il vous plait, modifier mon billet.
- Il n’y a pas de problème, nous allons procéder. Vous arrivez ici avec pas mal d’avance. Vous voici en première. Et vous possédez la réduction de ceux qui, comme vous, ont de grandes familles. Je vais donc consulter mon papier coloré.
Croisant en XY avec sa partenaire le tableau précité, il découvre le cas du manant souriant.
- Hélas, mon bon monsieur, votre billet valide n’est ici plus valable car nous avons depuis LA nouvelle tarification que voici.
- Que faire alors, cher agent patenté, pour malgré tout voyager ?
- Vous allez au guichet pour changer ce billet ou alors vous payez un tout nouveau ticket.
- Mais si je vais au guichet, ce train, je vais rater !
- Oui, mais C’EST VOUS QUI VOYEZ !
Le manant, connaissant la savoureuse réplique,
Regarda autour de lui si une caméra cachée
N’était pas en ces lieux pour enregistrer
La situation qu’il aurait aimé trouver vraiment comique.
- Vous me dites, Monsieur, que je ne peux choisir qu’entre rester sur le quai ou partir et payer ?
- C’EST VOUS QUI VOYEZ !
Le manant dépité, décida de rester, et passa de ce fait, pour dame SNCF, du rang de voyageur honnête à celui moins reluisant, de contrevenant consentant.
Quelques instants plus tard, le seigneur de ces lieux, passant de siège en siège, arriva de ce fait, près du manant devenu malgré lui totalement malhonnête.
- Je vais vous établir un tout nouveau billet, car depuis pas longtemps les règles ont changé. Si vous aviez un billet Pro, nous aurions concilié.
- Mais savez-vous cher Monsieur, grand seigneur de ces lieux, que j’ai pris bien avant le billet pré cité. Sauf erreur de ma part, la loi de permet pas de modifier les conditions sur la chose déjà achetée. Comment aurais-je pu en ces temps, me procurer autre chose alors que votre seigneurie n’avait rien proposé !
- Je n’en veux rien savoir, mon papier coloré m’indique que je dois, ici verbaliser. Mais vous pourrez aussi demander la faveur de mes chefs. Voici pour votre avis, le docte document de la réclamation client.
Le manant fort déconfit se trouva à payer un billet qu’il avait acheté !
Moralité :
Amis de cette lettre, le lancement d’un tout nouveau produit ne peut jamais se faire,
Sans avoir expliqué à ceux qui vont le vendre que l’on doit concilier.
Combien d’innovations sont tombées dans l’oubli
Parce que l’on n’avait pas donné l’information précise
À celui promouvant la dernière merveille !
Dame SNCF, votre preux chevalier, amoureux de TGV, souhaiterait désormais que votre contrôleur ne se trouve armé que d’un simple papier, fusse-t-il coloré, pour répondre avec justesse et justice au manant fort pressé. Au-delà du tableau, une petite ligne sur la non rétroactivité des conditions de vente aurait pu éviter que le manant, rédacteur de ces lignes, ne transforme en prose son ticket de transport, parait-il invalide.
Ce récit en farce fut fait, on l’appela « le billet de train et le billet d’humeur » et devint newsletter d’un novembre embrumé.
André Montaud "
Et comme tout finit par des histoires Chevalier et Laspales "Pour aller à Pau" rejoindre Framboisine par exemple...
14:43 Publié dans BLOG EN GENERAL , HUMOUR , POLITIQUE , TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : grève, politique, syndicat, sncf
jeudi, 27 septembre 2007
AUSCHWITCH --- JERUSALEM
Si certains d'entre vous habitant à proximité de Grenoble sont intéressés.
5 mois de marche à pied, en images et en musique, de Auschwitch à Jerusalem
17:15 Publié dans BLOG EN GENERAL , HISTOIRE , POLITIQUE , VOYAGES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 20 septembre 2007
L'ECONOMIE DU PARASOL
Ce que j’aime bien avec Hollywood, c’est que l’on s’emmêle rarement les neurones. Le message est clair, rustique, efficace. Prenez l’exemple du réchauffement planétaire vu par « Le jour d’après ». En ultra bref, la banquise fond. Le Gulf Stream s’arrête, déclenchant, par un mystérieux mécanisme, trois immenses cyclones sur l’hémisphère Nord. Ces derniers se transforment en aspirateur de l’air stratosphérique et plonge notre monde occidental sous une épaisse couche de glace. Les bons sentiments sont saufs sous un déluge de neige et les gentils mexicains qui étaient bloqués derrière une frontière électrifiée deviennent la terre d’accueil d’une Amérique frigorifiée et reconnaissante.
Bon allez, on filme quoi maintenant Harry Potter ou Superman ?
Bien que l’ayant vu plusieurs fois, je suis beaucoup plus dubitatif sur « l’œuvre » de Al Gore, non pas que le film ne soit pas percutant, mais j’ai toujours un regard suspicieux sur le business qui entoure cette grosse cavalerie. A nouveau et en ultra bref : la terre se réchauffe, on court à la catastrophe mais super «Gore » veille et nous alerte à temps pour corriger le tir. C’est efficace mais les ficelles, fussent elles américaines, sont tellement grosses que le malaise me gagne systématiquement. Avez-vous vu la tête du pauvre ours blanc, en image de synthèse 3D hyperréaliste qui nage jusqu’à l’épuisement car il ne trouve plus de glace suffisamment solide pour se reposer ? Waooo ! Walt Disney n’aurait pas fait mieux avec un livre de la Jungle version four à micro onde.
Comment ne pas sourire devant la théorie boursière du gentil constructeur automobile ? Je vous la fait en rapide : Le bon Toyota, qui produit l’écologique Prius, gagne bien plus d’argent que les méchants Ford et GM qui construisent des monstres abreuvés par 25 litres d’essence aux 100 km.. Si l’on suit cette US vision, alors Renault, PSA ou Fiat, dont les émissions de CO2 par véhicule, sont les plus faibles du marché devraient faire le bonheur des boursicoteurs du dimanche et autres fonds de pension.
Le choc culturel le plus rude reste toutefois, pour moi, la séquence du tabac, version puritanisme anglican mâtiné de culpabilité judéo-chrétienne. Al Gore, lorsqu’il était petit, cueillait du tabac dans la ferme paternelle. Mais il ne savait pas que « le tabac, c’est pas bon ». Il perd l’une de ces proches, fumeuse intensive, d’un cancer du poumon, et tente depuis de se racheter en prêchant la bonne parole, sur le nouveau fléau de la terre chaude. (Une vérité qui dérange – Al Gore – 1 DVD Paramount)
Que l’on ne se méprenne pas. Ma critique ne concerne pas le fond du discours mais la forme.
Que la terre se réchauffe c’est un fait statistiquement de plus en plus probable. Que les origines en soient humaines est sans doute potentiellement vrai, au moins pour une part, mais nous posons nous réellement les bonnes questions ?
En ce sens, je ne vous conseillerai jamais assez de profiter de vos vacances pour vous intéresser au livre du chasseur de Mammouth, Claude Allègre, lui aussi victime du réchauffement (Le vieux pachiderme, pas l’ancien ministre professeur). Cette fois, je vous la fais à la mode « Reader Digest » : La terre chauffe peut-être mais nous serions bien intrépides de mettre des bâtons dans les roues de nos industries alors que d’autres ne se posent pas autant de questions métaphysiques. Le chaud peut avoir du bon. Protégeons notre économie, trouvons des alternatives intelligentes pour moins consommer de matières premières mais surtout, répondons d’abord à la question primordiale qui n’est pas le réchauffement mais la gestion et la répartition de l’eau disponible dans les années à venir.
Je vous dirais que je ne suis pas obligatoirement d’accord avec tout le contenu de l’ouvrage, par ailleurs assez facile à lire, mais j’avoue aimer les gens qui refusent la pensée dominante, fussent-ils seuls contre tous. Avec cela, on réfléchit un peu moins idiot ! (Ma vérité sur la Planète – Edition Plon)
Ce fut d’ailleurs le grand mérite de Wilfrid Le Naour, Pdg de Somfy, lors des dernières rencontres mécatroniques (EMM2007). Devant une docte assemblée, de chercheurs, d’industriels et de bureaux d’études, tous plus mécatroniciens les uns que les autres, le message fût : la R&D en mécatronique (ou domotique) c’est bien, cela nous aide à nous différencier et à gagner de l’argent mais C’EST HORS SUJET !
Imaginez-vous, face à un examinateur qui, à la fin de votre brillante dissertation vous dit : « Mouais, c’est pas mal, mais vous êtes à côté de la plaque ! ».
Allions nous devoir sortir, par la force, ce dangereux agitateur ? Heureusement, le technicien, auditeur de conférence, est avant tout une espèce placide qui considère le doute et la contradiction comme des éléments essentiels au progrès, ce qui nous permet aujourd’hui de rouler sur des pneus et non pas sur des rondins de bois. Donc « Super Wilfrid », comme l’on dit certains journaux, nous a fait le coup du : « c’est quoi réellement l’important ?». Et de nous démontrer que ce ne sont pas les quelques malheureux milliers de maisons écologiquement acceptables qui compenseront le parc existant des millions d’appartements énergivores. Là ; je vous la fait en moins bien que l’original…. Et de plaider, lui le capitaine d’industrie, libéral par nature, pour une intrusion forte du politique afin d’imposer des changements radicaux : « les awards de l’environnement 2007 auraient dû être attribués au gouvernement australien qui interdira, à partir de 2008, la vente des ampoules à incandescence au profit des lampes basse consommation ».
La contrainte librement acceptée, « l’opinion est prête », voilà bien une nouvelle forme de révolution verte qui met l’intelligence au service du collectif.
Idée de pur rêveur ? Pas si sûr car, et ce sera ma conclusion, nous arrivons enfin à LA DATE MAGIQUE ET MYTHIQUE : le 07/07/07. Ce 7 mystérieux, dont les nouveaux Nostradamus et la française des jeux nous garantissent un effet immédiat.
Le 07 juillet 2007 ouvrira cette année l’ère de l’économie du parasol, du bouchon autoroutier sudiste, de la crème solaire et du réchauffement pas uniquement planétaire. Profitons en pour adopter quelques petits gestes pour la planète. Nous ne nous en porterons pas plus mal et nous aurons le sentiment d’agir pour tous. Multiplié par 6 milliards, nous pouvons déclencher bien des bonheurs !
Allez, bonnes vacances à tous et « chauds » les cœurs.
André MONTAUD
Le 07/07/07 à 07 :07 !!!!
07:35 Publié dans POLITIQUE , VIE PRATIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 25 juin 2007
TRANCHES DE VIE --- SUITE ---
Ce repas fut entre autres servi par ma maman.
Je n’en ai pas retrouvé trace dans l’histoire de Calais.
Notez la frugalité du repas...
Le même jour le général de Gaulle passait au Portel près de Boulogne sur mer, et le lendemain à Béthune
Remarquez aussi le blason de Calais en haut à gauche où apparaissent deux croix de lorraine sans rapport avec de Gaulle.
Voir http://quaranta1.chez-alice.fr/ecussons/nord_pas_de_calai...
pour leur signification.
Je vous conseille ce site si vous intéressez aux blasons des villes ( vous déplacer en cliquant sur les flèches en haut à gauche )
08:45 Publié dans BLOG EN GENERAL , HISTOIRE , LE CARTON A CHAUSSURES , POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 22 juin 2007
TRANCHES DE VIE D'UN GRAND ADOLESCENT
Mon père
1943 vers Dunkerque travail obligatoire voir http://www.requis-deportes-sto.com/colloque/pages/page88_... Papa a 17 ans...



1944 évacuation de Calais. Papa a 18 ans...

1945 occupation de l’Allemagne. Papa a 19 ans...
18:01 Publié dans BLOG EN GENERAL , HISTOIRE , LE CARTON A CHAUSSURES , MUSIQUE , PHOTOGRAPHIES , POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 12 juin 2007
TRAVAILLEURS TRAVAILLEUSES !
Je viens de classer une partie des nombreuses archives familiales que ma Maman m’a confiées.
Il y a des choses sur la vie, sur le travail, sur l’amour, sur la mort.
Des rires, de l’humour, de la tristesse.
Quelques photos encore, des articles de journaux, des lettres, des mots d'excuses entre parents et instutitrice...
Je commence par ces deux tracts que ma mère me dit avoir été lancés par avion en 1968, l’année de la Chienlit.
Moi je ne sais pas : j’étais enfermé parce que, sans le sous, dans mon école d’ingénieurs, à l’INSA de Lyon Villeurbanne.
J’avais toute une collection de tracts diffusés dans mon école, et que j’ai bêtement jetés il y a quelques années, en faisant ce qu’on appelle du rangement, sans discernement !
Et je rapproche de ces deux tracts un document de mon grand-père paternel, dont je vous raconterai plus tard un court épisode de sa vie, à travers des lettres.
Si vous n'arrivez pas bien à lire cliquer sur page 1 et page 2
Et ça m’a fait penser également à mon rapport de stage ouvrier, en 1966, lors de ma première année de scolarité à l’INSA.
Ce rapport m’a pris beaucoup de temps à l’époque, où l’on tapait sur de vieilles machines à écrire dont les touches se coinçaient et faisaient des trous dans le papier !
Je serais très intéressé par vos commentaires.
Il est beaucoup trop long et dense pour le publier ci-dessous mais vous pouvez le consulter ou le télécharger en cliquant sur
RAPPORT_DE_STAGE_OUVRIER_OU_RETROSPECTIVE.doc
Renaud « dù qu’i sont »
16:20 Publié dans BLOG EN GENERAL , HISTOIRE , LE CARTON A CHAUSSURES , POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : stage, ouvrier, insa, tracts, travail
lundi, 07 mai 2007
TONY BLAIR ET NOTRE FUTUR PRESIDENT
et en anglais plus rapide of course
21:00 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note














