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28/04/2015

Quelques citations du général De Gaulle -- rediffusion de note du 17/3/2006 --

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En cette période de Chienlit, il me semble bon de rappeler quelques citations du général de Gaulle, ancien président de la république Française.

Dominique

Extraits du livre de Philippe de Gaulle son fils.

 

 
SUR LES SOCIALISTES


Mon père a défilé à Arras et à Lille sous les huées de la foule ameutée par Jaurès et criant, poing levé «A bas le service!» « Les malheureux! s’écriait-il en se rappelant ces scènes. Ils croyaient que les internationales ouvrières arriveraient à s’entendre pour arrêter toute guerre. Pendant ce temps-là, les socialistes allemands votaient massive­ment des crédits à l’empereur pour renforcer leur armée. Les socialistes français n’ont jamais changé. L’utopie est leur doc­trine dominante.»
 
Mon père n’avait pas bien mesuré leur enracinement dans la routine, dans leurs habitudes politiques et sociales de l’avant-guerre, jusqu’à voter pour le retour des politiciens qui avaient une res­ponsabilité directe dans la défaite. Il a été très étonné de consta­ter qu’ils s’étaient réveillés au lendemain de la guerre avec les mêmes partis, les mêmes références politiques et sociales qu’en 1936, comme si rien ne s’était passé pendant quatre ans, comme s’ils avaient été absents de cet énorme conflit mondial.
 
C’est le cas de Mendès France. —  Il lui en voulait beaucoup?
—      Voilà ce que je lui ai entendu déclarer à son sujet à cette époque « Après la Libération, il n’ a cessé de me décevoir. Bien qu’issu du cabinet de Léon Blum avant la guerre, il aurait dû devenir gaulliste. Mais malgré tout ce qui s’est passé et qu’il a pu constater, il est resté socialiste, c’est-à-dire contraint à la démagogie. Guy Mollet a fait plus de progrès que lui.»

 

SUR LA VIE


En sortant de la salle, il fit cette réflexion: « Au cinéma, l’amour est plus beau qu’en réalité, et la guerre moins horrible. »
 
 « Vivre ou survivre très bien. Mais revivre, c’est superflu. »
 
 «L’homme est né mauvais, énonçait-il, et c’est l’éducation qui le rend plus ou moins bon. Si l’on n’ajoute pas à l’acquis dont il n’est pas responsable, c’est-à-dire à l’atavisme, l’éducation qu’il convient, il reste mauvais et c’est tout. Il devient alors un personnage néfaste. »
 

SUR LES FRANÇAIS


«Envieux de leur prochain, disait encore le général de Gaulle, les Français n’aiment pas les gens qui ont toujours rai­son. Alors, certains dépensent toute leur énergie à tenter de leur démontrer qu’ils ont tort. »
 
Tout de suite après la guerre, il avait pour obsession de vouloir obtenir des Français qu’ils consentent a s’adapter au temps et à se rassembler. Mais reprenant leurs vieilles querelles, ils ne cessaient de le désespérer. On l’enten­dait se demander : « Comment vont-ils se réformer? Ils sont tous assis sur leurs avantages acquis en regardant l’assiette du voisin. Comment peuvent-ils faire face aux difficultés et aux menaces internes et externes suspendues sur leur avenir? Ils passent leur temps à se chamailler et à vouloir répartir les richesses, c’est-à-dire piquer dans la poche des autres. »

 
“La France, ce n’est ni la droite, ni la gauche. C’est tous les Français.” »
 
« Tout le monde ne peut pas avoir ce qu’a tout le monde -même en revendiquant, car chacun a ses chances qui ne sont pas celles du voisin mais, estimait-il, on se doit aussi d’alourdir la balance au profit du plus faible.» Cela dit, il était toujours un peu irrité par cette obsession de l’égalité chez les Français. Je retiens ce qu’il m’a fait observer un jour à ce sujet quand, adolescent, de retour du collège Stanislas, je lui avais rapporté une sombre histoire de notes à un examen « La vie travaille pour l’inégalité. L’homme essaie de les réduire, mais c’est tout ce qu’il est capable de faire. Il n’a pas la possibilité de les annu­ler. Et d’ailleurs, il est bon qu’elle ne puisse pas disparaître, sinon plus personne ne ferait d’effort pour être mieux que les autres. Il n’y aurait pas de progrès. » Je me souviens de cette réflexion qui nous avait fait rire, ma mère et moi: « Mais enfin, on est quand même un pays curieux. Nous faisons des courses de chevaux en appliquant des handicaps aux meilleurs! »
 
SUR L’AFRIQUE
 
Quand il nous parlait de l’Afrique, il observait: «Elle a beaucoup de chemin à faire, car je crains qu’elle soit plongée dans une guerre civile permanente qui durera peut-être plus d’un siècle.» C’était sa hantise. « Tous les pays africains vont se battre entre eux, répétait-il, car les frontières sont complète­ment arbitraires. Le colonisateur les a figées, mais une fois qu’il a disparu, les réalités ethniques reprennent le dessus. » La situa­tion de la Côte d’Ivoire est un exemple flagrant. Pauvres Ivoi­riens, combien ils doivent regretter Houphouèt! Il faut le répéter, mon père savait toute la difficulté pour des esprits afri­cains de s’adapter à une logique administrative que les Français ont reçue de l’Empire romain près de vingt siècles auparavant et qui a été sauvegardée au prix de multiples guerres civiles et grâce à la ténacité de la monarchie.
 

SUR L’ETAT

« La Première Guerre mondiale, nous l’avons gagnée par miracle et avec beaucoup de sang. La Deuxième, il n’y a pas eu de miracle. Nous nous sommes bien battus, mais pas tous et pas longtemps. Nous n’avons pas été commandés. C’est la conséquence d’une République en déliquescence. Quand l’Etat ne tient pas debout, le peuple vacille et s’épar­pille.»
 
 
 
« Ils ont en fait ce qu’ils méritent, en particulier les élites qu’ils ont choisies mauvaises. Parce que quand les élites sont mauvaises, c’est qu’on les a choisies mauvaises. On a l’armée que l’on mérite, on a les élus que l’on mérite et on a le gouvernement que l’on mérite. Si on est minable, on a un gouvernement minable, une armée minable et des élites minables. »
 
SUR LES SYNDICATS
 
C’est ce dernier sujet qui l’a amené à la Sécurité sociale « Quand je l’ai créée, s’est-il souvenu, j’avais les syndicats contre moi. Fidèles à leur tactique de lutte des classes, ils refusaient ce qui était octroyé et non pas arraché. Ils craignaient en outre de perdre le monopole des assurances sociales et des mutuelles catégorielles.
 

SUR L’IMMIGRATION

 

parce qu’il y avait beaucoup de travaux et que l’on a manqué de main-d’œuvre  jusqu’au début des années 1970. C’est à partir de ce moment-là, c’est-à-dire après son départ, qu’on a laissé entrer une immigration abusive et inutile. S’il n’avait pas fixé de plafond pour limiter cet apport de l’extérieur, il avait prévu des filtres, notamment un contrat de travail préci­sant à l’avance les congés et le retour au pays d’origine, ce qui l’empêchait de devenir une collectivité différente de celle de la nation, dictant sa propre loi dans notre pays. Il respectait les Tziganes en tant que tels ou les Nord-Africains, ou n’importe quelle autre communauté, mais il ne les appréciait pas en tant que collectivité. Il ne voulait pas les voir en France sous cette forme. Il décrétait «S’ils veulent rester chez nous, ils doivent s’assimiler aux Français.»
 
 
Ou partir?
« Pourquoi pas? Pour lui, le refus de l’assimilation n’avait pas de sens, quelles que fussent l’origine de l’individu et sa cou­leur. Souvenez-vous de ce qui s’est passé au moment de l’affaire algérienne, lorsque les Français d’Algérie criaient « intégration, intégration! ». Il leur a rétorqué « Vous voulez l’intégration? D’accord. Mais, à partir de maintenant, il y a une seule sorte de citoyen, et vous verrez bientôt trente, soixante, quatre-vingts députés algériens à l’Assemblée nationale. Vous me criez tou­jours “intégration, intégration ?“ — Ah ! non, lui a-t-on répondu, on n’en veut pas! — Alors, a-t-il conclu, l’Algérie française, on n’y arrivera jamais!» Encore une fois, il pensait que tous les apports humains au pays étaient une bonne chose, mais qu’ils devaient être assimilés. «Non pas intégrés, insistait-il, mais fon­dus avec les autres.» Et leur nombre devait être limité à un pourcentage raisonnable, c’est-à-dire acceptable pour tous les Français de souche. Il ironisait « On aime bien les Allemands, ils apportent Goethe et Mozart, mais on n’aime pas les Alle­mands quand ils arrivent à un million! » Il estimait: « Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans pro­blème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mœurs. »
 
 
 

 

Commentaires

"Quand l’Etat ne tient pas debout, le peuple vacille et s’épar­pille.»
C'est bien comme cela en ce moment. En fait, rien ne change dans ce pays. Quant à l'assimilation, cela n'arrivera jamais sauf quelques petites exceptions.

Je pense que s'il était encore de ce monde, il aurait réagi dès le début du "torpillage" dont la gauche ne veut rien voir.
Geneviève

Écrit par : Genevieve | 28/04/2015

As-tu regardé FR3 hier, le documentaire film sur l'épuration? En ce moment , nous sommes gâtés avec tous ces films sur la guerre de 39/45!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 28/04/2015

De Gaulle, je l'ai vue , en 1959, quand il se rendait à Vichy.
La petite ville( 25 km de Vichy) où j'étais interne lui avait fait un triomphe sur son passage.Il l'a traversée , debout dans sa voiture: je me souviens de sa grande taille. Il a marqué un temps d'arrêt .
Il y a peu , j'ai retrouvé , dans le journal local, cette photo de 1959.
Son deuxième voyage, comme Président de la république fut pour l'Allier et la Bourgogne
http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/2012/01/07/le-jour-ou-le-general-de-gaulle-a-parle-aux-vichyssois-document-photographique_155344.html
A cette époque, il était vénéré dans mon coin de campagne.

Écrit par : aln03 | 28/04/2015

Bien des Français se rendent compte de la situation et regrettent leur vote en faveur des socialistes. Le social c'est beau, mais ce n'est pas le Gouvernement qui paie mais bien la population. 2017 est l'année importante pour la gestion et l'avenir de la France. Renée

Écrit par : campanule | 28/04/2015

Un nom prédestiné,un homme visionnaure,les Français hélas ne savent plus ce qu'ils lui doivnent .que nôtre cher pays s'éppelle encore La France.
Mes amitiés,belle fin de semaine é vous.
La pluie grâce à nôtre Président !!!
Jeanne

Écrit par : jeanne | 30/04/2015

voilà un grand homme dans le tourment de l'histoire, parmi les grands hommes indispensables,
joyeux 1 er mai 2015

Écrit par : simon1er | 01/05/2015

Il avait en effet une vision à long terme de la politique , n'étant pas homme à n'agir que ponctuellement au jour le jour , mais cela est-il encore possible d'avoir un projet de société ?

Écrit par : Daniel | 02/05/2015

Même s'il n'avait pas toujours raison, un homme bien réaliste, en ce qui concerne l'immigration, la France en a bien profité pour cette main-d'œuvre qui était urgente à l'époque. Nous le payons aujourd'hui, de tous ces afflux d'émigrants non contrôlés, des gens qui sont aux crochets de la société, logements, nourriture, argent de poche, et sans travail !

Écrit par : Judith | 20/05/2015

Les commentaires sont fermés.

 
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