logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

02/01/2013

A L'ECOLE -- ORTHOGRAPHE -- LA RENTREE DES CLASSES -

R gravure-001.png

2.         — De la porte placée dans un angle, je vis en face de moi, au fond de la salle, une grande cheminée où montait le tuyau d'un poêle; le long des trois autres côtés, les écoliers, assis sur les bancs sans dossiers ni tables, tenaient une planche sur leurs genoux, leur planche à écrire, percée en haut d'un petit trou ou passait une ficelle qui la suspendait au mur, la classe finie....

Le maître vint au-devant de moi; il me prit par la main, — tout le monde me prenait par la main, ce jour-là, — et me conduisit au bout de la classe, près de la place qu'il occupait; il siégeait à droite de la cheminée, sur l'unique chaise et devant la table unique de l'école.

Pendant cette première classe, il ne me donna rien à faire; je regardai travailler les autres. Ils étaient une vingtaine, que je connaissais tous, bien entendu. Ensemble, nous jouions sous la halle à tous les jeux où l'on se bat et où l'on crie.

A l'école, mes camarades, assis et silencieux, me paraissaient devenus d'autres personnes, et, moi-même, je me trouvais tout changé. Je perçus pour la première fois le sentiment de la discipline....

A quatre heures, nous sortîmes... 

 

3.         — Chez notre maître, le père Matton, nous lisions; nous faisions  de petits  calculs; la table de multiplication nous attristait, surtout quand intervenait le chiffre 9 : 6 fois 9 me donnait des tourments que renouvelait 9 fois 6.

La grande affaire, c'était l'écriture. Le moment venu d'écrire une page, je portais sur la table de notre maître ma planche, qui avait servi avant moi à mon père et à ma grand'mère. Je regrette bien de ne pas savoir ce qu'elle est devenue; sur elle, j'écrirais aujourd'hui mes souvenirs.

• Dans quels livres lisions-nous? Je me rappelle la « croisette, » qui était l'alphabet, suivi de syllabes et de mots qui se groupaient en phrases à la fin, et puis la Bible. Les plus grands lisaient dans la Bible, et c'était une dignité dont je sentais l'importance. 

 

4.         — La discipline de l'école était sévère; pour les petites fautes, on était puni par l'agenouillement simple; pour les grandes, par l'agenouillement avec une main levée portant une brique, ou bien par des coups de baguette, la peine la plus grave; placé près du maître, je voyais la grimace du supplicié, qui tendait une main et cachait l'autre derrière son dos, afin d'être tranquille, au moins pour celle-là.

Je me vante de n'avoir subi ni les coups de baguette, ni agenouillement même simple. J'étais un écolier sage.

 E. LAVISSE. — Souvenirs d'enfance (Calmann-Lévy, édit.).

Commentaires

Tu est rentree tres vite en Ecole, comme bon profeseur que tu est. Moi j'espere que pasent avant les Rois Mages.
Bises et une bonne année 2013 MARU

Écrit par : maru aparicio carreño | 02/01/2013

Bonne et heureuse année 2013.
Tous mes voeux.
Bisous.
Marie

Écrit par : Marie Soleil | 02/01/2013

moi aussi j' étais sage car l' école pour moi était égal à angoisse ..je me souviens quand même d' avoir mes cheveux long tirés par la maîtresse pour une mauvaise réponse donc résultat je ne répondais plus à aucune question ..mais le pire était la dictée au tableau ou j' étais secouée comme un prunier à chaque faute résultat encore plus de fautes ...je n' ai vraiment gardé aucun bon souvenirs de cet époque .. au contraire ....l' école beurck ....

Écrit par : bernadette | 02/01/2013

Ouah, ouh!Quelle entrée à l'école pour Ernest Lavisse.Mais il était un écolier sage.Il a écrit , par la suite, de nombreux livres d'histoire de France.
Qu'E.Lavisse se souvienne de cette discipline de fer, normal en 1848.
Mais que des lecteurs de ton blog aient subi des châtiments
corporels à l'école , c'est beaucoup plus discutable !!!!Les coups de baguette, les cheveux tirés n'ont jamais contribué à mettre le français dans la tête d'un môme...

"Ainsi en France, une circulaire du ministère de l’Instruction a interdit les châtiments corporels à l’école et ce dès 1887. Pour autant, la Cour de Cassation avait, dès février 1889, reconnu aux maîtres et éducateurs un droit de correction au même titre que celui attribué aux parents. "( Source internet)

Écrit par : ALN | 02/01/2013

Agenouillement simple , agenouillement sur une règle , tampon du tableau sur la figure , coups de baguette ou de balai , etc ... Pas traumatisé par ces divers traitements , même si ça paraissait dur ; par contre , se taper 100 lignes , ou , pire , copier le dictionnaire de tel mot à tel autre , çà c'était traumatisant ... sur le coup ! Mais , bof ....C'était l'époque !

Écrit par : daniel | 02/01/2013

oh oui! de la discipline à l'école et cette leçon de moral dès le premier 1/4 d'heure de la matinée, en fait il ne m'a jamais dérangé.
hélas chez moi l'ortographe était mon point faible, quand en mathématique pas de souci bien qu'aujourd'hui j'en ai perdu beaucoup mais gardé l'essentiel
bonne anné 2013
lyly

Écrit par : lylytop | 03/01/2013

Ce texte nous rappelle beaucoup de souvenirs.....
Moi aussi j'étais une élève sage et attentive.....mais tes leçons d'orthographe me feront le plus grand bien !!!!
Bonne journée
Bisous
Anita.

Écrit par : anita | 03/01/2013

Daniel , tu n'as pas 150 ans ( je suppose ) et je suis surprise par ton com!
Mis à part quelques coups de baguette sur la tête, jamais eu droit à un traitement identique au tien!
Analyser tous les mots de 50 vers , j'ai connu cela dans les années lycée et pas marrant!
J'ai croisé, sur ma route professionnelle, des gamins demandant une claque plutôt qu'une punition à faire signer aux parents....Ils n'ont pas obtenu satisfaction.....

Écrit par : ALN | 03/01/2013

Bonne et heureuse année 2013 , plein de belles choses !

Pour l'école, c'est la rentrée avant la rentrée , c'est dur pour un 2 janvier !

Écrit par : Frany | 03/01/2013

d'après la description, l'aspect de la classe n'a rien à voir avec nos classes d'école primaire, c'était en 1848. Aujourd'hui, pour le Français beaucoup d'étudiants auraient à faire des agenouillements pour toutes les fautes ! Amitiés.Renée

Écrit par : Campanule | 03/01/2013

l'école donne comme l'armée ce que j'appelle le syndrome du bon vieux temps ...je me souviens à la caserne ...je me rappelle à l'école ...bref à croire que les moments bien chi...de notre vie nous donnent d'excellent souvenirs des institutions qui nous ont contraintes à les subir ..
maso les Français ?
bises

Écrit par : josette | 03/01/2013

J'étais bonne élève mais tres bavarde et dissipèe
J'ai copié je ne sais combien de fois "Je ne dois pas bavarder en classe"
J'avais trouvé la technique pour faire 3 lignes d'un coup en attachant 3 stylos
J'ai souvenir de quelques coups de régle sur les doigts
Mais j'aimais l'école
Bises du soir
Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 03/01/2013

Pas de synrome du bon vieux temps ...C'était comme çà et on n'envisageait pas que ce puisse être autrement ! De plus , on connaissait parfaitement la cause et la règle si on se faisait prendre , comme , effectivement , lorsque l'on fait le mur à l'armée , ou d'autres bricoles ...
ALN : c'était au centre de gravité de la Montagne bourbonnaise , et cela se pratiquait aussi bien à l'école libre qu' à l'école publique où un instit cassait beaucoup d'archets sur les chères têtes blondes ( il avait tendance à picoler grave ...).
Pour les internes , c'était pire , car registre plus ample .
Dans les années 60 , cela a changé aux dires de mes soeurs .
I la nava va ....

Écrit par : daniel | 03/01/2013

Coucou Dom !
Une bonne et heureuse année , non pas pour une rentrée des classes , mais une année de petits bonheurs quotidien .
A l'école c'est ce que je préférais la dictée . Bizoux , Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 03/01/2013

je n'étais pas une élève attentive. Mais un jour une institutrice madame Adèle (dit Renseville j'ai appris plus tard qui elle était dans la vie privée) cette institutrice exceptionnelle m' a donné le goût de la grammaire, de la conjugaison, de l'orthographe; sa technique : elle aimait les enfants, elle leur offrait un moment de gloire, celui de se déplacer au tableau, de féliciter l'élève lorsqu'elle le méritait, et surtout d'aider celle qui n'avait pas bien répondu. Elle donnait la parole sans l'exiger. Elle nous parlait de petit Pierre, son plus jeune fils. Et c'est là qu'en devenant adulte j'ai appris que cet enfant était devenu médecin, celui de mes parents. Lorsqu'il rendait visite à mon père malade nous discutions de ses parents; son père avait été mon professeur de dessin au lycée. Je suis bavarde car intarissable lorsqu'il s'agit de souvenirs émouvants. Bonne Année à toutes et à tous tes amis visiteurs. Merci pour tes visites régulières Dominique.

Écrit par : Charline | 05/01/2013

coucou ..je ne suis pas la seule a me souvenirs des choses désagréables de l' école et non ce n' était pas le bon vieux temps ..

pour les CD j' ai abandonnés pas grave peut-être qu'un jour je vais réussir

bonne soirée

Écrit par : bernadette | 05/01/2013

De ma part j'ai toujours préféré la cloche de la sortie

Écrit par : Jp Rousseau | 06/01/2013

.Comme Brigitte:bonne élève mais dissipée!!!Et pitre:Dés que je montais sur l'estrade,mais camarades riaient!!!
Punitions:une "sadique" m'a donnée plusieurs coups de règles sur les doigts.Mais en général,collée le jeudi après-midi,avec 100 fois:"je ne",cela dépendait des fois!!!Et ensuite,tout le temps pour lire tranquillement!Chouette,pas de promenade des anglais,les sinistres jeudis après-midi d' d'hivers glacials,en rang par deux.
D'accord pour que tu nous fasses écouter le disque de Frédérik Mey
Bonne journée Dominique
Christiane

Écrit par : christiane06 | 25/01/2013

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique